À la recherche d’une nouvelle synergie : Un investissement urgent dans l’avenir du Canada
Notes pour le discours de Roberta Jamieson, Présidente-directrice générale de la Fondation nationale des réalisations autochtones
Perspective d’un éventuel partenariat entre l’AUCC et la FNRA afin d’aider les jeunes membres des Premières nations,
Inuits et Métis à mettre à profit leur potentiel
Association des universités et collèges du Canada
Atelier du président sur l’éducation autochtone
Les 28 et 29 janvier 2010
Toronto (Ontario)
Segon! Skenna! Good Evening! Bonsoir!
Fidèles à la tradition, rappelons-nous du lieu où nous nous trouvons : Nous sommes en ce moment sur les terres traditionnelles des peuples autochtones, des lieux qu’ils ont occupé pendant des millénaires et auxquels ils ont donné les noms de Toronto [DoLoonDo] et Ontario [Uuntaleeo].
Notre tâche, notre tâche commune, si vous me permettez l’expression, consiste à assurer l’avenir de nos enfants ainsi que celui du Canada.
M. Paul Davidson nous a invités à nous rassembler afin de discuter de la manière dont nous pourrons aider les jeunes membres des Premières nations, Inuits et Métis à réaliser leur plein potentiel.
Distingués Présidents,
Je sais que c’est une tâche qui lui tient particulièrement à cœur, tout comme à vous.
Dernièrement, lors d’un comité sénatorial, M. Davidson a déclaré les mots suivants :
« Je vais vous parler de l'un des problèmes nationaux les plus pressants, auquel nous devons tous faire face, et non seulement le secteur de l'enseignement supérieur. Il s'agit de la crise de l'éducation chez les Autochtones.
Lorsque j'ai rallié l'AUCC, j'étais tellement heureux de constater que les présidents des universités avaient cerné ce problème comme l'une de nos priorités importantes à l'avenir. »
Le message que je souhaite faire passer, ce soir, est que cet engagement ne suffit pas.
Ce problème ne peut se résoudre de lui-même.
Nous ne pouvons nous permettre le luxe de l’inaction.
L’année dernière, le Centre d’étude des niveaux de vie a publié un rapport important, dans lequel sont présentées des données empiriques sur lesquelles il est impossible de fermer les yeux :
Si nous ne faisons rien en matière d’éducation chez les jeunes Autochtones, nous empêcherons des centaines de milliers de jeunes de s’intégrer dans la population active canadienne, et ce dans un contexte de pénurie de main d’œuvre.
Ces jeunes adultes ne pourront apporter leur contribution à l’économie canadienne.
Au lieu de cela, notre négligence risque de creuser davantage le déficit social.
Tel est le coût du maintient de communautés entières dans un état de pauvreté perpétuelle, de génération en génération.
Nous payons déjà et continuerons de payer le prix élevé de ce que nous négligeons de faire aujourd’hui.
Ce prix est une véritable tragédie humaine dont les conséquences économiques sont considérables.
Selon le rapport du Centre, le fait de préparer les jeunes autochtones à intégrer la population active canadienne au cours des 15 prochaines années permettrait de réaliser des économies de 115 milliards de dollars sur la même période, et ce sans compter les recettes générées.
De plus, les effets de cette démarche sur l’économie seraient énormes :
Si le niveau de scolarité moyen et le taux d’emploi de la population autochtone devenaient identiques à ceux de la population non-autochtone au cours de la même période, l’apport économique des Autochtones au PIB canadien pourrait se chiffrer à 401 milliards de dollars.
Cette problématique est extrêmement complexe et, bien qu’évidentes à nos yeux, les solutions pour y remédier ne sont pas toujours faciles à mettre en œuvre.
Un certain nombre de solutions à ce problème sont entre les mains des parents et des communautés des Premières nations.
D’autres sont entre les mains des gouvernements.
Et d’autres encore sont entre les mains des universités et des collèges.
Je propose que chacun d’entre nous s’applique à faire ce qu’il ou elle est en mesure de faire.
Lorsque l’on montre que l’on fait ce dont on est capable, il nous est alors possible d’encourager les autres à faire ce dont ils sont capables, en leur montrant l’exemple de ce qu’est une action de grande portée.
Sous la direction de M. Davidson, votre Association s’est donné l’objectif suivant (je cite le texte de votre site Internet) :
Une approche globale assurerait une transition réussie pour les étudiants et aiderait un plus grand nombre d’Autochtones à terminer leur formation postsecondaire.
Cette approche doit comprendre :
- la bonification du financement fédéral consacré aux programmes destinés à soutenir les étudiants autochtones sur les campus; et
- la création de projets pilotes favorisant la collaboration des communautés autochtones et des universités pour qu’un plus grand nombre d’Autochtones terminent avec succès leurs études secondaires.1
Je souhaite profiter de cette occasion pour vous donner un autre objectif :
La démarche de l’AUCC doit aussi s’inscrire dans le cadre d’un partenariat avec la Fondation nationale des réalisations autochtones dans le but d’atteindre ses objectifs en ce qui concerne les étudiants membres des Premières nations, inuits et métis.
Pourquoi la Fondation?
Tout d’abord du fait que nous avons une grande expertise dans ce domaine, et ensuite, du fait que notre collaboration permettrait d’accroître non seulement les chances de réussite des jeunes, mais aussi celles de nos organisations respectives.
La Fondation est un organisme national enregistré à but non lucratif.
Elle s’est donné le mandat audacieux de venir en aide aux membres, aux groupes et aux communautés des Premières nations, inuits et métis afin de leur permettre de convertir leur énorme potentiel et leurs aspirations en réalisations concrètes et en un avenir meilleur.
La Fondation accorde plus de bourses d’études aux jeunes des Premières nations, Inuits et Métis que tout autre organisme canadien à l’extérieur du gouvernement fédéral.
À ce jour, un montant total de 35 millions de dollars a été remis à plus de 9800 lauréats.
Plus de la moitié de ce montant a été remis au cours des cinq dernières années.
Cette année seulement, nous verserons plus de 5 millions de dollars à environ mille quatre-cents lauréats.
Nous rendons également des comptes à nos donateurs, à nos partenaires, au public, ainsi qu’aux peuples autochtones dont nous servons les intérêts.
La Fondation s’est dotée de politiques et de procédures dans le but s’assurer que les fonds qui lui sont confiés sont gérés de manière saine et responsable.
La Fondation a mis en place des méthodes de répartition afin d’assurer à tous les étudiants autochtones du Canada un accès équitable à ses programmes de bourses.
De plus, elle s’est dotée de mécanismes de mesure du rendement destinés à s’assurer que les objectifs de ses programmes de financement sont bien atteints.
En effet, la Fondation souhaite être évaluée en fonction des résultats de son travail.
La Fondation s’est aussi dotée de politiques et de procédures destinées à s’assurer du respect des ententes de financement conclues avec les bénéficiaires;
La Fondation a aussi mis en place des politiques et des procédures afin d’assurer à tous les membres des Premières nations, à tous les Inuits et à tous les Métis du Canada un accès équitable à ses programmes de bourses.
La Fondation s’implique dans ses vérifications et contrôles internes afin de s’assurer qu’elle respecte les exigences de ses propres politiques et procédures.
C’est ce que nous faisons.
Je pense que nous pouvons travailler ensemble à faire réaliser aux décideurs ainsi qu’au grand public l’importance capitale de cette mission pour notre avenir et celui du Canada.
Il nous faut prendre conscience du simple fait que la population autochtone croît à un rythme trois fois supérieur à celui de la population canadienne dans son ensemble.
Le rapport du Centre d’étude des niveaux de vie que j’ai mentionné précédemment justifie comme suit la nécessité de passer à l’action :
« Le fait d’investir dans l’éducation de la population autochtone ne bénéficiera pas seulement à cette dernière, mais aussi au gouvernement du Canada et, par extension, à l’ensemble de la population canadienne.
La clé de l’augmentation de la réussite scolaire chez les Autochtones consiste à accroître le nombre de diplômés du secondaire, ce qui a pour effet non seulement d’accroître leur participation à l’économie, mais aussi de créer un bassin plus large de futurs diplômés universitaires. »
En outre, la réduction du bassin d’étudiants non-autochtones désireux de s’inscrire à l’université incitera les établissements d’études postsecondaires à redoubler d’efforts pour recruter et garder des étudiants autochtones.
Nous devons faire comprendre aux décideurs et au grand public que le seul moyen d’accroître le nombre de diplômés du secondaire est de s’assurer que nos étudiants reçoivent une éducation de qualité égale à celle qui est offerte aux autres étudiants canadiens.
Ceci implique que le Canada devra investir autant pour les étudiants autochtones que pour les étudiants non autochtones, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.
Travaillons ensemble à corriger cette inégalité enracinée.
Faisons aussi comprendre aux décideurs et au grand public que le simple fait d’aider les jeunes Autochtones à terminer leurs études secondaires ne suffira pas à accroître le nombre d’étudiants inscrits dans les universités et les collèges.
Ils doivent en effet disposer des moyens pour effectuer des études postsecondaires, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.
À titre de présidente-directrice générale de la Fondation nationale des réalisations autochtones, je peux vous affirmer qu’il existe déjà un bassin d’étudiants qui pourraient être admis à l’université mais qui ne feront jamais d’études universitaires par manque de ressources.
Malgré les millions de dollars que la Fondation distribue, nous savons que nous parvenons à peine à subvenir à 25% des besoins des candidats qui nous demandent de l’aide financière.
Lorsque je parle de ressources, il s’agit de ressources financières et de soutien.
Selon un rapport effectué par la Banque Royale il y a 13 ans, je cite :
« Ces avantages forment un très grand contraste avec le coût du statu quo ou « coût de l’attentisme », qui est prohibitif. »
C’était il y 12 ans, et si vous faites le calcul pour les 12 dernières années, vous serez atterrés d’apprendre tout le potentiel que nous avons laissé filer.
Vous vous apercevrez aussi que le fossé qui sépare les Autochtones des non autochtones s’est creusé au lieu de se combler.
À titre de présidente-directrice générale de la Fondation nationale des réalisations autochtones, je suis bien placée pour témoigner de ces deux réalités.
Je vois ce que les étudiants des Premières nations, inuits et métis font pour réaliser leur potentiel et changer leur vie.
Je vois aussi les tragédies et les pertes qui se produisent lorsque l’argent vient à manquer, lorsque nous avons épuisé touts les fonds dont nous disposons pour verser des bourses.
Nous, les peuples autochtones, savons que notre principale force réside en nous, et plus particulièrement nos jeunes.
Nous savons que c’est dans leur éducation, soit les valeurs traditionnelles qui leur sont transmises de même que la science et les méthodes d’aujourd’hui, que réside la clé de notre réussite économique et de notre prospérité, ainsi que celle du Canada, au cours des décennies à venir.
L’éducation ne consiste pas uniquement à donner aux générations suivantes les compétences et l’esprit d’entreprise dont elles ont besoin pour réussir sur le plan professionnel, mais aussi à permettre leur enrichissement personnel.
Vous connaissez très certainement le rapport de M. Alex Usher pour l’Educational Policy Institute commandé par le ministère des Affaires indiennes.
Il propose différents mécanismes pour gérer les 314 millions de dollars que le MAINC distribue aux Premières nations et à leurs organisations en matière d’éducation postsecondaire.
Je pense que ce rapport jettera les bases du débat politique auquel il faut nous attendre au cours de la prochaine année et au-delà.
Sincèrement, la Fondation n’a aucunement l’intention d’entrer dans ce débat, si ce n’est pour dire que si nous souhaitons donner la priorité aux étudiants, plus il y aura de sources de financement à leur disposition, plus ils auront de chances de trouver l’aide financière qui leur conviendra.
Les statistiques que présente le rapport Usher sont accablantes :
• 32% des Autochtones âgés de 25 à 34 ans n’ont pas terminés leurs études secondaires, comparativement à 10% de la population en général.
• Seulement 3% des membres des Premières nations détiennent un diplôme d’études universitaires, comparativement à 6% de la « population autochtone », sachant que les Premières nations constituent environ les deux tiers de la « population autochtone ».
Le rapport de M. Alex Usher pose la question suivante :
« Pourquoi les jeunes membres des Premières nations, Inuits et Métis n’obtiennent-ils pas leur diplôme d’études secondaires et pourquoi ne font-ils pas d’études postsecondaires? »
Les résultats de ses recherches démontrent qu’en plus de l’accessibilité des ressources, les problèmes familiaux et personnels sont des facteurs clés de cette problématique.
Le fait d’aller à l’université ou au collège exige bien souvent de se relocaliser dans un centre urbain, loin de sa communauté ainsi que de ses obligations et responsabilités familiales complexes.
Par rapport à la population étudiante non autochtone, la population étudiante autochtone est généralement plus âgée et a davantage de besoins en matière de services de garde.
À cela viennent s’ajouter un manque de confiance en soi et de motivation qui se traduit bien souvent par de moins bons résultats scolaires, un moindre degré de réussite sur le plan familial, un manque de confiance en soi et de motivation.
Par ailleurs, les établissements fréquentés par les jeunes manquent parfois de compréhension à l’égard de la culture autochtone et les étudiants se trouvent parfois confrontés au racisme.
Par ailleurs, selon le même rapport, les obstacles sont nombreux pour ceux qui parviennent à compléter leurs études secondaires : absence de modèles de réussite universitaire et difficulté à progresser en raison d’une mauvaise préparation au secondaire, ce qui leur donne un désavantage sur le plan scolaire.
Ces obstacles viennent s’ajouter à des difficultés financières déjà très prononcées.
Afin de remédier à cette situation, le rapport Usher propose un certain nombre d’initiatives, dont :
• la création de subventions et de bourses spéciales pour les autochtones;
• la création d’établissements d’enseignement autochtones, qu’il s’agisse d’établissements autonomes ou d’établissements affiliés à des établissements plus grands comme le vôtre;
• la création de programmes universitaires et collégiaux qui s’occupent de promouvoir et de soutenir activement l’éducation postsecondaire des autochtones :
Cela signifie :
- recruter des Autochtones;
- offrir des cours de transition;
- élargir les critères d’admission pour y inclure des facteurs non scolaires; et
- fournir un appui constant tout au long des études.
Le rapport Usher recommande aussi :
• le recours à un mode de prestation communautaire de l’enseignement pour offrir des programmes d’études postsecondaires au sein des communautés autochtones ou à proximité de celles-ci;
• la création de programmes axés essentiellement sur les autochtones, tels les programmes de santé, d’éducation ou de droit autochtone;
• la prestation de services axés sur les besoins des autochtones au niveau postsecondaire, notamment par l’entremise des aînés;
• l’élaboration et l’utilisation de programmes d’études autochtones ainsi que de ressources et de méthodes pédagogiques adaptées à leur culture;
• le recours à d’autres moyens d’évaluer les étudiants autochtones;
• le renforcement des compétences langagières des autochtones, tant pour les langues traditionnelles que pour le français et l’anglais.
Le rapport fait aussi remarquer, à raison, que le Programme d’enseignement postsecondaire du MAINC se résume à un programme d’aide financière qui ne touche à aucun autre obstacle.
C’est pour répondre à ces problématiques que je propose la formation d’un partenariat actif entre la Fondation et l’Association des universités et collèges du Canada. Ensemble, nous pourrons obtenir les fonds dont nous avons besoin pour y parvenir.
La question que je souhaite que vous gardiez constamment à l’esprit au cours de cet atelier est bien simple :
Comment pouvons-nous collaborer de manière concrète et efficace afin de contribuer de manière significative à résoudre le problème colossal auquel nous sommes confrontés?
Il nous est tous déjà arrivé de nous dire :
« Quand je rentrerai à la maison, il faut que fasse ceci ou cela… » et nous nous faisons une liste afin de ne rien oublier.
Mais qu’est-ce que nous pouvons bien faire ensemble?
Comment nous y prendre pour agir en synergie et parvenir à combler rapidement et efficacement ce fossé?
J’ai deux propositions à vous faire.
Tout d’abord, pourquoi ne pas organiser une conférence de travail qui serait intitulée « Combler le fossé », rassemblerait en un seul et même lieu les gens qui ont des idées, du pouvoir et des ressources, et nous permettrait de retrousser nos manches et d’élaborer un plan d’action?
Est-ce là un projet auquel l’AUCC et la Fondation pourraient faire voir le jour?
La Fondation travaille actuellement sur un projet que nous appelons le projet de réalisation, une initiative destinée à jouer un rôle de premier plan dans la réduction des inégalités entre Autochtones et non autochtones.
Nous sommes à la recherche de partenaires du milieu de la recherche universitaire pour nous aider à mener à bien cette initiative qui consistera, entre autres, à évaluer et à présenter des méthodes concrètes qui permettront d’augmenter le taux de réussite au secondaire.
Cette initiative prévoit aussi la création de l’« Institut de la FNRA » dont le rôle consistera à fournir un environnement d’encadrement dynamique destiné à orienter l’élaboration et à assurer la diffusion de projets pilotes dans l’ensemble du Canada.
Pour y parvenir et nous doter de la capacité de recherche nécessaire, il nous faudra conclure des partenariats avec une ou plusieurs universités.
S’il y a des intéressés parmi vous, je vous prie de bien vouloir venir me voir un peu plus tard!
J’aimerais vous parler d’un deuxième projet, celui de la « Coalition des universités et des collèges du Canada pour la réussite autochtone »
Du fait de son réseau de milliers d’étudiants avec qui elle entre en contact chaque année, la Fondation est particulièrement bien placée pour recueillir, par le biais de sondages, de groupes de consultation et de mesures de suivi, des renseignements sur les voies dans lesquelles ils s’engagent, les raisons de leurs choix, ce qui a joué un rôle déterminant dans leur réussite, ainsi que les besoins qui n’ont pas été satisfaits.
Les obstacles qui doivent être surmontés sont ceux dont j’ai dressé la liste précédemment et qui sont tirés du rapport Usher.
L’AUCC connaît bien le processus d’accréditation. Peut-être que le temps est venu d’envisager la mise en place d’un système de normes qui permettrait à des établissements d’être reconnus comme « favorables aux Autochtones ».
Cette Coalition pourrait inciter les gouvernements fédéral et provincial à financer un programme pilote d’aide financière aux étudiants autochtones souhaitant effectuer des études dans ces établissements reconnus.
La Fondation pourrait aider chaque étudiant à concevoir un plan de financement personnel comportant une composante de travail à temps partiel, une composante prêt étudiant, une composante Subvention canadienne pour les étudiants à faible revenu, etc., le tout complété par une bourse de la Fondation.
En collaboration avec les établissements d’enseignement, la Fondation pourrait aider chaque étudiant à se constituer un réseau personnel de soutien afin de l’aider à affronter les situations difficiles.
De concert avec l’Association, nous pourrions concevoir une étude destinée à prouver l’efficacité et la rentabilité de cette démarche.
Si nous avions accès au financement nécessaire, je pense que nous serions en mesure de venir en aide à 500 étudiants et à produire, quelques années plus tard, 375 diplômés de manière efficace au niveau économique.
Tel serait notre objectif commun.
Et à chaque fois que nous obtiendrions le financement nécessaire, nous pourrions recommencer avec 500 nouveaux candidats dans le but d’en faire des diplômés.
Quel rêve formidable!
Faisons-le se réaliser!
En bref, si nous pouvions convaincre les gouvernements et les sociétés du secteur privé de mettre à notre disposition le financement nécessaire, la Fondation pourrait mettre à profit son expertise pour offrir de l’aide financière.
De son côté, l’AUCC pourrait se servir de ses bureaux pour élaborer des pratiques exemplaires à l’intention des collèges et des universités qui souhaitent mettre en œuvre des mesures « favorables aux Autochtones » afin de promouvoir une série d’interventions destinées à fournir un soutien financier, de l’aide aux études, de l’entraide et un appui culturel.
Grâce à l’implication des étudiants eux-mêmes, nous pouvons prouver qu’en joignant nos forces, nous sommes capables d’accroître de manière considérable la performance des étudiants postsecondaires membres des Premières nations, inuits et métis, en les aidant à persévérer et à aller au bout de leurs études.
Nous pouvons prouver que notre démarche fonctionne.
J’ai bien hâte de m’entretenir avec vous à sujet.
Si Paul Davidson bénéficie de votre appui pour collaborer avec nous, vous pouvez compter sur le soutien de la Fondation.
Merci de votre attention.
Thank you. Niawehkowa.
Submitted by julie on Thu, 2010-02-11 14:47
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